Image Alt

En coulisses

Et l’art prend vie.

Découvrez les étapes de notre processus créatif, qui rendent nos montres si uniques.

Et si Vassily Kandinsky était notre directeur artistique ?

Nous avons travaillé en imaginant le maître de l'abstraction comme un membre à part entière de notre équipe. Pour pallier son absence physique, plus d'un siècle après sa disparition, nous avons instauré un dialogue rigoureux avec des historiens de l'art de premier plan. De cette collaboration inédite est né un projet audacieux : matérialiser l'invisible. En nous appuyant sur ses théories, nous avons conçu un système capable de métamorphoser les émotions de Dostoievski en compositions abstraites. Chaque nuance, chaque ligne devient l'écho visuel d'un ressenti, fusionnant rigueur historique et créativité.

Black titanium: the sacred shrine of an era

Le titane noir : écrin sacré d'une époque

Entre lunette et fond, le titane noir sanctifie les ombres de Dostoïevski et Kandinsky. Ce métal, découvert dans les terres russes à l'aube de leur génie, tisse une bulle souveraine hors du temps. Du zénith au nadir, cette matière obscure et puissante scelle le destin de Raskolnikov entre deux horizons éternels.

Emotion in relief: Kandinsky on your wrist

L'émotion en relief : Kandinsky au poignet

Loin de la froideur d'un cadran lisse, notre création célèbre la matière brute. Ici, l'art ne se contente pas d'être regardé ; il s'apprivoise du bout des doigts.

En conservant une structure sous-jacente quadrillée, nous offrons à l'œuvre une profondeur tactile inédite. Ce relief n'est pas un hasard, mais un parti pris : à l'instar de Kandinsky qui chérissait l'épaisseur du trait, nous avons transformé chaque coup de pinceau en une vibration sculptée. Ce jeu de textures accroche la lumière, l'emprisonne et la rediffuse pour éveiller une émotion supplémentaire, rendant l'art non seulement visible, mais véritablement vivant.

Sur cette base géométrique héritée du Bauhaus, une dualité fascinante s'opère. Loin de brider l'inspiration, la rigueur du quadrillage devient le socle d'une expression organique débordante. C'est de cette tension entre l'ordre architectural et le relief impulsif que naît la beauté de la pièce : une symbiose où la structure sublime la matière, offrant une liberté vibrante à chaque touche de couleur.

Explorez l'univers de Kandinsky, de sa période géométrique à ses liens avec l'horlogerie, dans cet article.

L'architecture de l'invisible : la grammaire intérieure de Kandinsky

Pour appréhender le processus créatif de Vassily Kandinsky, il faut d'abord accepter de renoncer au monde tangible. Chez le maître du Blaue Reiter, la toile n'est pas un miroir tendu vers la nature, mais un réceptacle destiné à capturer ce qu'il nommait la « nécessité intérieure » (innere Notwendigkeit). Sa démarche ne consiste pas à peindre un objet, mais à orchestrer une vibration capable de faire résonner l'âme du spectateur.

Synesthesia as a point of departure

La synesthésie comme point de départ

La genèse de l'œuvre chez Kandinsky est fondamentalement synesthésique. Avant même de toucher le pinceau, l'artiste « entend » ses couleurs. Pour lui, la peinture est une musique figée.

Dans son traité fondateur, Du Spirituel dans l'art, il établit une métaphore pianistique célèbre qui résume sa méthode :

« La couleur est la touche. L'œil est le marteau. L'âme est le piano aux cordes nombreuses. »

Lorsqu'il aborde la toile, Kandinsky ne cherche pas une harmonie visuelle décorative, mais une justesse sonore. Il compose. Le jaune n'est pas simplement une teinte solaire ; c'est, pour l'artiste, une trompette stridente, une couleur excentrique qui se rapproche du spectateur avec une énergie parfois agressive. À l'inverse, le bleu céleste agit comme un violoncelle, une force concentrique qui attire l'œil vers les profondeurs, invitant à la méditation et au froid infini.

The tectonics of lines and forms

La tectonique des lignes et des formes

Si la couleur est l'émotion brute, la ligne et la forme en sont la structure intellectuelle et rythmique. Dans sa phase plus géométrique (notamment au Bauhaus), Kandinsky théorise le tracé avec une rigueur quasi scientifique.

Le processus de création implique une lutte dynamique entre les éléments :

  • Le point : c'est le silence primordial, la pause statique.
  • La ligne horizontale : elle est froide, plate, supportant le poids du monde.
  • La ligne diagonale : elle introduit le conflit, l'ascension et la tension dramatique.

Dans une œuvre comme Composition VIII, on observe comment Kandinsky place ces éléments non pas au hasard, mais selon des lois de poids visuel. Il crée des « chocs » sur la toile. Un triangle aigu (symbole de mouvement et de spiritualité active) viendra percer un cercle (symbole de complétude et de calme). C'est dans cette collision que l'émotion naît. Il ne dessine pas une bataille ; il est la bataille.

De même, notre cadran ne se contente pas de raconter Crime et Châtiment : il en restitue le vertige psychologique et la profondeur métaphysique.

L'exécution : une improvisation contrôlée

Le geste de Kandinsky, bien que guidé par cette théorisation intense, laissait place à l'intuition fulgurante dans ses « Improvisations ». Il peignait souvent avec une rapidité surprenante pour capturer l'instantanéité de l'émotion, superposant des couches de lasures transparentes pour donner de la profondeur, puis tranchant le tout avec des tracés noirs, nets et définitifs, qui venaient endiguer le flux coloré.

Comprendre Kandinsky, c'est comprendre qu'il ne peignait pas l'abstraction pour fuir le réel, mais pour l'atteindre plus purement. Chaque toile est une partition où les taches colorées et les lignes de force sont agencées pour contourner l'intellect et frapper directement la sensibilité du spectateur, provoquant cette fameuse « vibration » de l'âme. Cette fusion abstraite déchire le réel pour ouvrir une dimension nouvelle, une fulgurance où l'âme de l'œuvre se révèle dans une émotion absolue.

Instagram

@art2watch.ch